Mont Valier, Ariège-Couserans. Le cap de pouech - "pilier sud". Une course AD, à deux pas du Mont valier

Publié le par berlang

 

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Ph. Bernard Langlade                                                Mont Valier, Cap de Pouech - Pilier Sud

 

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Le Cap de Pouech, cap de bonnes espérances ...
Il en va parfois de même sur les hauteurs montagnardes, que dans  la vie quotidienne : Des  prévisions pleines d’espérances sont parfois ravalées au rang de vaines utopies. Au cours de cet automne 2008, accompagné de deux expérimentés camarades,  j’avais formé l'aventureux projet d’achever une course d’arête débutée l’année précédente. Nous nous étions fixé pour objectif  d’achever  l’ascension du Mont Valier, réputé sommet de cette partie des Pyrénées ariégeoises, en escaladant  une  arête serpentant dans sa face Nord-Est ... l’Arête des Antiques. 
Pour ce premier week-end d’octobre, les prévisions météo semblaient de bon augure et garantes du succès de notre projet d’escapade sur les hautes terres du Couserans. Dans un premier temps, le refuge étant normalement fermé à cette époque de l'année, nous avions envisagé un bivouac dans sa partie « hiver ». Un appel au refuge, quelques jours auparavant pour m’enquérir des conditions météo, me permet d’apprendre que le refuge sera ouvert  au cours de ce même  week-end,  mais qu’une réservation s’impose.
Cette  « auberge des cimes »  réputée  pour  son  festi'valier, serait aux dires  de  son gardien, littéralement  « bondée ». Une affluence annoncée  pour la saison,  dont nous pourrons vérifier la réalité lors  de notre arrivée.
Le refuge des Estagnous



Dès notre arrivée, nous nous mêlerons à une foule bigarée de randonneurs volubiles, ravis  de  pouvoir profiter  d’un  week-end  ensoleillé dans un cadre remarquable. Ils  manifestent avec gaieté la joie simple  d’être  là,  perchés  sur la  montagne. Une  nuit fraîche dans une confortable bâtisse,  chauffée  par  la seule présence  de ses invités et de ses fourneaux, assoupis dans la cuisine, aura  raison de l’allégresse de ses occupants.

La nuit s’est abattue sur le refuge ...
Dehors, loin des échos des rires enthousiastes, La pâle lueur de ses fenêtres aux vitres embuées, est aussitôt avalée par les insondables  profondeurs  d'une nuit d'encre. Le refuge, un phare dans la nuit. Une image « littéraire » me revient aussitôt en mémoire.
Le port de la mer de glace    

    

Dimanche 5 octobre, ... 7.00
Au cours de cette même nuit,   j’ai pris un an de plus, mais tant d'autres depuis ma première visite de ce beau sommet pyrénéen, ... j'avais alors 14 ans. Un voyage dans le temps, un rendez-vous avec moi-même.
Il est 7 Heures, le refuge s’éveille, ... Je n'ai pas sommeil...
Dans  le  brouhaha des préparatifs  de  la  journée
et dans la fraîcheur vivifiante de ce matin d'automne, certains visages accusent déjà les signes avant-coureurs d’une nuit trop brève. Silencieux, certains semblent hésiter sur le programme de la journée à venir :
Montée au sommet sur une sente ombragée, gelée et sans doute inquiétanteou Farniente au soleil face à un panorama superbe que les premiers rayons d’un soleil généreux dessinent déjà ?
Occupés  à  nos propres préparatifs,  nous  laisserons nos voisins de chambrées
à  leurs propres hésitations et à leurs motivations.

Notre but initial, lorsque nous avions projeté ce séjour au Mont Valier, l’ascension de l’Arête des Antiques pour sa partie « Valiérat-Valier ».
L’écoute des derniers bulletins météo et la découverte la veille de ces parois enneigées,
nous laissent à penser  que ce projet reste un peu compromis. Nous verrons bien plus tard …
En ce début de matinée, nous faisons le pari, faisant preuve d’un optimisme certain,
qu’en fin de matinée et  après avoir gravi le Cap de Pouech, le soleil généreux aidant, nous pourrons enfin  gravir  « Les Antiques ».

Qui vivra, verra
Dans l’immédiat et dans la froidure de ce matin d’octobre, ... direction  "Cap de Pouech"  et  «l'Eperon sud », notre voie d'accès à la crête sommitale.
La face sud du cap de Pouech,  un mur de granit ocre  d'une  centaine  de  mètres de hauteur. La marche d’approche pour gagner les bases de cette  paroi, nous prendra peu de temps. 
Par esprit de solidarité, - Damien ne s’est pas encombré de ses chaussons -, mais également en considérant les températures matinales un peu basses, nous décidons de grimper cette voie dans le confort relatif de nos « grosses ». Dans la fraîcheur du matin et la pénombre de l’arête que nous nous apprêtons à gravir, mon APN, pourtant prompt à sortir de sa cache douillette, me demandera un peu de patience pour prendre cliché après cliché. Le thermomètre, givré lui aussi, n’a pas encore franchi le cap des températures positives.
Alain et Damien restent concentrés sur les préparatifs de l’ascension qui nous attend ; ... Une lente élévation  sur un beau rocher, un beau granit aux nuances « ocre ». Instant magique où l'esprit s'élève vers les hauteurs azurées, alors que les doigts par le froid, engourdis,  caressent un rocher fluide et glacial. Un rocher qui nous conduira sur les hauteurs d’une voie, sur le fil d’une arête que les premiers rayons de ce soleil automnal éclairent déjà d’une lueur généreuse. Les cieux sont résolument bleus.

Les trois longueurs de la voie seront avalées sans temps-morts, dans un silence à peine troublé par le cliquetis des dégaines et coinceurs. Chacun d’entre nous s’affaire à son ouvrage ...
Damien,  notre  premier de cordée  monte en tête et installe les relais,
puis assure notre ascension.                                         

Arrêt sur image
Pour ma part,  je jouerai les « badauds »  et mitraillerai à tout va.

Tout au long de cette matinée et à l’instar des gypaëtes planant dans l’azur, équipé de mon œil  bio-ionique,  je  m’amuserai  à  suivre  les  évolutions des  randonneurs de passage. Ils nous rendront la politesse avec complaisance.
... Un  paparazzi  au  sommet.

L’arête sommitale qui nous conduira un peu plus loin au col de Pécouch, est  aussi tranchante dans son dessin  que  dans  sa  lecture du climat. … Un versant  "sud" raide et ensoleillé que nous venons de gravir, et un versant nord  froid  et  couvert  d'une neige abondante. Au terme de cette progression sur l'arête,  nous arrivons au col de Pécouch,
Occupés à prendre quelques forces,  nous constaterons de visu
que les « Antiques » … ne seront pas au programme du jour. Ses  parois escarpées  sont  recouvertes d’une uniforme  parure hivernale .

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Le casse-croûte avalé, Alain et Damien opteront pour une seconde voie courant le long de la face sud-ouest du cap de Pouech. Je couvrirai le spectacle. Alain et Damien - toujours en grosses -, parviendront à découvrir les subtilités  d’une voie au cheminement assez délicat.
  Un topo  serait le bienvenu.

Nous serons de retour au refuge au début d’un après midi inondé de soleil ; Les randonneurs ayant regagné le fond  de vallée, ces lieux désormais désertés ont enfin retrouvé leur quiétude de saison. Après quelques propos échangés avec Stéphane, l’un des deux gardiens du refuge, sur les voies grimpées,   et  un  dernier regard  vers le Mont Valier , nous entamerons à notre tour une longue descente vers la vaste plaine toulousaine.

Topo de la voie "Pilier Sud"

Pour rejoindre le Cap de Pouech depuis le refuge, emprunter le sentier conduisant au col de Pécouch. Plus en amont, abandonner ce sentier pour continuer plein Nord et en direction de "l’éperon Sud" du Cap de Pouech. La progression se fait sur un terrain pentu, où alternent éboulis et gyspet.
 

 

Détails de la voie ...
(Alain Charbonnel)
On attaque l’éperon à son point le plus bas. Il faut rester au maximum sur le fil de l’éperon. Les relais sont équipés de deux points, et d’autres sont en place dans les longueurs. Il n’est pas inutile de prévoir quelques coinceurs et des (grandes) sangles. La voie compte trois longueurs, sur un granit très raide, mais riche en prises.
. La 1ère longueur est de niveau « 3 sup, 4 inf ».
. Dans la 2ème longueur (« 4 »), on contourne un surplomb, que l’on évite par la droite.
On atteint ensuite le deuxième relais.
. 3ème Longueur
Une longueur plus courte, que l’on suit facilement jusqu’à l’arête sommitale. Depuis l’arête sommitale, il suffit de suivre son fil (un peu aérien) jusqu’au col de Pécouch. Je coterais la voie «  AD sup  ».
Le retour au refuge s’effectue en récupérant le sentier GR descendant du col de Pécouch.
 

 

Rêvons  un  peu, Beaucoup  ...                                               


                                                                                           Catherine Destivelle

 


Le Mont Valier en parapente (A/R Col de la Core-sommet)
La terre vue du ciel

Accès
Depuis Toulouse, prendre l’autoroute E09-A64-E80, puis Au panneau "ST MARTORY/SALIES DU SALAT/ST GIRONS", prendre la sortie 20. A Saint Girons (09), face au pont traversant la rivière, au niveau d’un rond point, sur votre droite, prendre la D618, conduisant à Moulis et Castillon-en-Couserans. Traverser successivement, les villages de Castillon-en-Couserans, et après avoir longé un lac, celui de Bordes-sur-lez. A la sortie de bordes, poursuivre la route vers Bonac et Sentein, par la D4. Vous remarquerez  sur votre gauche,  et avant Lascoux,  une petite route étroite (un vieil abri en bois signale cette petite route)  s’enfoncant  dans une étroite vallée,  la vallée du Ribérot. Prendre cette route,  très étroite,  qui va traverser  le  hameau  d’Ayer et remonter la rive gauche du Ribérot, sur  5 km. Suivre ensuite une piste forestière, praticable à tout véhicule selon les conditions météo (boueuse après des pluies)  sur 3 km,  jusqu’à son extrémité. On arrive alors aux parkings du Pla de la Lau. Le premier parking est étagé sur 3 niveaux et propose beaucoup de places. Pour faire la liaison à pieds avec le parking terminal, compter une dizaine de minutes. Le second parking aménagé dans une clairière est assez grand hors saison, mais fréquenté à la belle saison.
La dénivelée, pour atteindre le refuge des estagnous, depuis le Pla la lau, est de 1300 mètres. Le temps de marche généralement estimé, est de 4.30 (hors temps de pauses).

 

- Cartes :
. IGN au 1/50000 n°6 Couserans-AranPallars.

. IGN Top 25 n° 2048 OT Aulus-les-Bains.

A lire attentivement ...
Les itinéraires que je décris sur ce blog découlent d’observations et perceptions qui me sont personnelles.

Ces informations, généreusement partagées, ne dispensent pas le lecteur des compétences suffisantes (cartographique, météo …) l'autorisant à progresser sous sa seule responsabilité, dans un univers potentiellement périlleux.
J’encourage vivement le lecteur à se plonger dans la lecture de topos-guides. Ils sont rédigés par des professionnels de la randonnée  et sont donc incontournables pour la préparation sérieuse d’une sortie en milieu naturel. Les rédacteurs des Topos & itinéraires publiés, ne peuvent en aucun cas être tenus pour personnellement responsables, en cas d’inexactitude, omission ou erreur dans leurs descriptifs.
Ils déclinent toute responsabilité, en cas d’accident survenus lors de sorties suggérés sur ce blog.

crédits 
texte et images
Bernard Langlade
 


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