Mont Perdu & Parc National d'Ordesa - Aragon - Espana - Gavarnie Lac des Gloriettes & Brèche de Tuquerouye

Publié le par berlang

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 Ph.Bernard Langlade                                                           Monte perdido &  Parque Nacional de Ordesa
                                                                                                                
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Prologue
« … nous approchions enfin du sommet de la crête ; il ne restait plus qu’un petit nombre de degrés à monter, et le redressement des couches en adoucissait déjà la pente : je regardais mes compagnons ; aucun n’avait donné des signes de craintes ; mais aucun ne donnait des signes de joie.
Une sorte de tristesse produite par une longue anxiété, laissait à peine concevoir ce que la vue du mont-perdu nous préparait de dédommagemens.
Après tant de plans inclinés, de rochers si droits, de glaces si perfides, nous ne sentions d’autre besoin que celui d’un peu de terrein plat où le pied pût se poser sans délibération ; mais ce terrein, nous ne le touchions pas encore que déjà la scène change et que tout est oublié.
Du haut des rochers, nous considérons avec une muette surprise le majestueux spectacle qui nous attendait au passage de la brèche (de Tuquerouye) : nous ne le connaissions pas ; nous ne l’avions jamais vu ; nous n’avions nulle idée de l’éclat incomparable qu’il recevait d’un beau jour.
La première fois le rideau n’avait été que soulevé : le crêpe suspendu aux cîmes répandait le deuil sur les objets mêmes qu’il ne couvrait pas.
Aujourd’hui rien de voilé, rien que le soleil n’éclairât de la lumière la plus vive ; le lac complettement dégelé, réfléchissait un ciel tout d’azur ; les glaciers étincelaient, et la cime du mont perdu tout resplendissante de célestes clartés, semblait ne plus appartenir à la terre.

En vain, j’essaierais de peindre la magique apparence de ce tableau ; le dessin et la teinte sont également étrangers à tout ce qui frappe habituellement nos regards.
En vain je tenterais de décrire ce que son apparition à d’inopiné, d’étonnant, de fantastique au moment où le rideau s’abaisse, où la porte s’ouvre, où l’on touche enfin le seuil du gigantesque édifice : les mots se traînent loin d’une sensation plus rapide que la pensée ; on n’en croit pas ses yeux ; on cherche autour de soi un appui, des comparaisons : tout s’y refuse à-la-fois ; un monde finit ; un autre commence, un monde régi par les lois d’une autre existence.

Quel repos dans cette vaste enceinte où les siècles passent d’un pied plus léger qu’ici bas les années !
Quel silence sur ces hauteurs où un son tel qu’il soit est la redoutable annonce d’un grand et rare phénomène !
Quel calme dans l’air et quelle sérénité dans le ciel qui nous inondait de clartés !
Tout était d’accord, l’air, le ciel, la terre et les eaux : tout semblait se recueillir en présence du soleil et recevoir son regard dans un immobile respect… ».

Passage extrait de l’ouvrage consacré au mont perdu, par Louis Ramond de Carbonnières ; 
Un secteur des Pyrénées auquel il consacrera plusieurs voyages et une partie de son existence.

... « Voyages au Mont-Perdu et dans la partie adjacente des Hautes-Pyrénées ».

Editions Princi Negue
Edition en  ligne

1789, Alors que la France de l'ancien régime, vacille,  ... le  naturaliste (mais pas seulement),  édite l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature pyrénéenne.
Cet ouvrage sera un jour considéré comme "l'acte de naissance" des Pyrénées.
... "Observations faites dans les Pyrénées".
 Edition en Ligne

 

Louis Ramond de Carbonnières 
La BIO

Ordesa, le Parc Naturel ...
Parque Nacional de Ordesa
y Monte perdido


Gavarnie

Webcam actualisée



Voyage au Perdido,
sur les traces de Louis Ramond de Carbonnières ...
" ... Un monde finit ; un autre commence, un monde régi par les lois d’une autre existence".
L.R. de Carbonnières
 
Gavarnie, Septembre 2005
La magie des mots …
La magie des mots de l’héroïque aventure alpine, avait déjà fait son œuvre dans mon esprit,
stimulé par la découverte de nouveaux horizons ...

L’évocation du seul nom de ce sommet, … Mont perdu, Monte perdido, réveillait chez moi, des souvenirs de lectures de l'adolescent que je fûs.
Le hasard des rencontres, me permit un jour, participant à une sortie du club  «Montagne»  dans lequel  je m’étais investi,  de découvrir enfin cette si belle partie des Pyrénées aragonaises.

 

 


Vendredi 8 septembre

En cours de soirée, nous nous retrouvons à Gavarnie, dans un gîte-auberge confortable, au nom évocateur ...
... LE GYPAETE
Le gypaëte, un superbe et discret rapace,  emblématique  des Pyrénées.
L’accueil est chaleureux et le point de vue, simplement superbe.
Nous pouvons notamment apercevoir, entre deux éclaircies, les deux Aztazous, ... et le couloir Swan.

Dans une salle aménagée dans un style montagnard de bonne composition, boisé et rocailleux à souhaits, nous consommerons un excellent repas (servi à 19.30), dans une ambiance conviviale.

 

 

 Samedi ...
BIP BIP, 5h30 déjà ...
Chacun se lève, et s’affaire, pour une journée qui promet d’être bien remplie.
Arrivés aux abords du lac des Gloriettes, nous retrouverons également Alain, et son fils Bruno, qui participent également à cette sortie.

En pénétrant à l'intérieur du vaste et magnifique  Parc Naturel des Pyrénées, nous nous engageons sur les pas d’éminents pyréneistes.
En effet, voici plus de deux siècles déjà, le 6 août 1802, sous le consulat napoléonien, Rondo et Laurens, deux solides montagnards fréquentant assidûment ces sommets,  furent les premiers à gravir cet (alors) impressionnant sommet.
Quelques jours plus tard, Louis Ramond de Carbonnières, éminent naturaliste  guidé par les deux précédents, réalise sa première ascension, et répétition réussie de cette expédition .
Certains avancent qu’un ingénieur cartographe espagnol, Hérédia, aurait pu réaliser la première ascension dès 1791.

MINCE !  Nous ne serons donc pas les premiers, un tel retard est irrattrapable.

Le Parc Naturel des Pyrénées
Website

L'itinéraire

Le parcours débute par la traversée du barrage du lac des Gloriettes (1668 mètres).
Il se poursuit ensuite, sur la rive gauche de ce même Lac, que nous contournerons, pour longer le Gave d'Estaubé.
Le chemin, longeant les bases du Piméné, prend ensuite de l'altitude et nous conduit à proximité de  la combe d’accès à la Hourquette d’Alans (2430 m.), - que nous ne passerons pas -.

En basculant dans le cirque de Gavarnie,  un beau refuge restauré, attend le randonneur de passage ...
Les Espuguettes

Nous poursuivons notre chemin  en direction du Cirque d’Estaubé, que nous apercevons déjà, ... tout au loin, adossé à la muraille frontalière.
Pour la suite de l'itinéraire, nous suivrons le tracé de gauche, couduisant vers le sud-est ; ll nous permetta d’accéder à la Borne de Tuquerouye (2431 mètres), ... et au couloir éponyme.

Le Piméné
Ce sommet dont nous longerons les bases, représente une étape particulière  dans l'histoire du Pyrénéisme.
Ce même sommet fût si cher à Franz Shrader, autre pionnier pyrénéen,  que depuis ce promontoire, il dessina une carte du secteur.

Le paysage a progressivement changé.
La verdeur du fond de vallée, dans laquelle p(a)issent (*) de paisibles moutons, ...  et des vaches débonnaires, a progressivement laissé la place à un relief purement minéral.
*
...
" ... A mesure que nous avançions, le Mont Perdu s'abaissait derrière les murailles qui s'élevaient sans cesse.
Bientôt il se cacha tout à fait, et nous n'apperçumes plus rien que l'enceinte où nous étions  confinés ..."
...
A notre tour, dans la foulée du naturaliste, nous  pourrons constater que nous évoluons dans un massif aux roches de compositions variées.
On y trouve notamment, ... calcaire,  grès,  granite, schistes, minerai de fer ...
Les pierres coquillières (Ammonites), roches sédimentaires chères au naturaliste et présentes dans cette partie de la chaîne, nous rappelent qu'à une lointaine époque, ces hautes terres fûrent recouvertes par les flots.

Nous parvenons à une zone d’éboulis, vestige d’un ancien glacier.
Nous déambulerons dans cet environnement rocailleux, et atteindrons, au terme de quelques heures de marche, les bases du Couloir et de la borne de Tuquerouye, cette monumentale canine.
Nous remonterons ce couloir jusqu’à la brèche éponyme, atteignant la frontière espagnole et le Refuge de Tuquerouye (2666 mètres).

Véritable nid d’aigle, ce dernier attend patiemment la venue des voyageurs, sous l’aimable protection de la vierge Marie.
Vous pouvez déposer vos commentaires sur le refuge,
... ici

J’imagine déjà, la somme de difficultés, auxquelles ses bâtisseurs ont dû faire face, compte tenues de la raideur des deux versants,
...et de l’exiguité des lieux.
A ceci, s’ajoutent les caprices d’une météo facétieuse, ... et parfois dangereuse, sous ces latitudes, particulièrement exposées.
Chapeaux bas, messieurs les maçons.

Mille mètres avalés dans un temps convenable, le voyage en terres aragonaises, continue.


« ...  Je vois la vierge !  » ...
s’exclame Jean-Bernard, sous son casque rouge pétard, en cours de montée.
Je crois qu’il devrait arrêter de fumer la moquette, me dis-je, IN PETTO.

Mince ! Il avait raison, le bougre, moi aussi, je la vois.
Après tout, Lourdes n’est pas très éloignée.
 

* A noter que La montée du couloir mérite un peu d’attention.
En effet, la sur-fréquentation de ce point de passage, entre France et Espagne, ainsi que la quantité de pierres présentes sur ces pentes inclinées, ... et qui ne demandent qu’à descendre,
 justifient un peu de vigilance.


Longueur du couloir  300 mètres, inclinaison 40°, voire plus.
! Le port du casque est vivement recommandé.
* À noter aussi, que par temps humide, le sol terreux peut se révéler glissant.


Arrivés à la brèche, nous pouvons admirer le panorama qui s’offre à nous.
Nous pouvons imaginer, avec le recul du temps, les sentiments qu'ont pu éprouver,  ... deux siècles plus tôt, Louis Ramond de Carbonnières et ses deux guides, Rondo et Laurens, face à ce spectacle naturel.
A notre tour, nous découvrirons les splendeurs du mont perdu et de son glacier, désormais dévoilées à nos regards admiratifs, ainsi que l'éclatante  blancheur du Cylindre du Marboré.
Au pied de la brèche, nous apercevons   les eaux vertes du lac glacé, ou lac du Marboré, désormais libérées du gel.

Nous dévalons rapidement les soixante mètres de pierraille, et rejoignons la rive du lac où nous nous accordons une petite pose réparatrice.
Le temps est superbe, un ciel résolument bleu, parsemé, ici et là, de quelques nuages d’altitude.
Nous contournons le lac pour rallier la zone de bivouac, où nous passerons une nuit douce et réparatrice.
Après une rapide collation, certains d’entre nous, délestés du matériel de bivouac, s’équipent pour gravir les pics Aztazous (petit et/ou grand).

Certains membres de l'équipe, se paieront même le luxe d’un doublé dans un temps honorable.
L’ambiance du groupe est chaleureuse et bon enfant.
Seule ombre à ce tableau idyllique, l’accumulation de nuages sur les hauteurs du Monte Perdido, ... ainsi que les roulements de tonnerre, résonnant au loin, nous font craindre le pire pour la nuit à venir,
... et pour la course du lendemain.


Dimanche, 5 heures
La nuit a été brève, surtout pour certains, mais très paisible ;
Le vent redouté la veille, ne s’est pas levé.
Le ciel est dégagé et la température plutôt douce.
Ne subsistent que quelques nuages, qui nous promettent néanmoins, une fin de journée arrosée.
Enfin, on verra bien ...
Alea jacta est.


Itinéraire à suivre jusqu'au col du Cylindre
Arrêt sur Image

Le clair de lune donne une ambiance particulière, à cette fin de nuit.
Tout paraît figé, irréel, intemporel, ... étrangement paisible.
A 6 heures, à la lueur des frontales, le groupe démarre et se dirige, sans perdre de temps,
vers la moraine du glacier.


Après une marche d’échauffement, sur ce monumental tas de gravier, nous pouvons rejoindre les bases de la muraille que nous aurons à franchir.
Une cheminée, dans ce ressaut rocheux d’une quarantaine de mètres, peut-être un peu plus, nous permet d’accéder à la lisière du glacier.
Notre groupe gravit dans l’obscurité ambiante, et sans perdre de temps, cette cheminée, et accède au glacier.
* À noter que ce passage est « équipé » d’une corde de randonnée (apparemment en bon état, lors de notre passage), accrochée à un relais (deux anneaux), situé au dernier quart de la cheminée.

Cotation de la cheminée : II, pas de III


Au loin, les premières lueurs du jour qui s’annonce, dessinent les contours des sommets environnants.
Le temps de prendre quelques clichés,  et nous poursuivrons notre chemin sur un pierrier en direction du Cylindre du Marboré.
Nous franchirons ensuite, le Col du Cylindre (3050 mètres).

Les premiers éclats de l’aube nous permettent désormais d’admirer, sans mot dire, le Glacier du Mont Perdu.
Le clair de lune, qui, contrairement à la chanson, me semble largement valoir celui de Maubeuge, jette un reflet blafard et laiteux, sur la masse encore obscure du Cylindre.


Le matin des Magiciens
L’instant est magique, étonnement fragile.
Tout semble pouvoir encore basculer, ... remonter le cours du temps, ... ou précipiter sa chute.
Si tous les matins du monde pouvaient ressembler à celui-ci ... ,
nous serions tous des magiciens ...


Le jour est désormais bien levé et le soleil jette ses rayons enflammés sur le massif calcaire du mont perdu, révélant l’éclatante blancheur du Cylindre du Marboré.

Arrivés au col du cylindre, nous pouvons désormais apprécier la beauté du Canyon d’Ordesa,
... et les reflets de l’Etang Glacé, ou Lago Helado, que nous longerons.

Gilles nous a abandonnés pour grimper, en solo et à un rythme soutenu, sur les hauteurs du cylindre du marboré ; Un sommet que je gravirai, ... cinq ans plus tard.
Nous poursuivons notre chemin en direction du couloir ouest du mont perdu, et de sa base, au nom évocateur, "le crachoir", pour gravir une arête rocheuse.

L’itinéraire se poursuit, ensuite, jusqu’à une première terrasse, sur un pierrier, qui nous permettra, un peu plus haut, d’accéder au sommet du Mont perdu, à 3355 mètres d’altitude et troisième sommet pyrénéen.

Le trajet, depuis notre aire de bivouac, nous aura demandé près de 3.30 heures d’un effort soutenu. Il est 9h30, peut-être un peu plus, et le panorama est somptueux.
Les méandres du canyon d’Ordesa révèlent toute sa beauté. Nous pouvons apercevoir, en contre-bas, Lac Glacé et Brèche de Tuquerouye, enfin illuminés par les rayons d’un soleil qui s’annonce chaud.

Chacun partage ses impressions, dénomme les sommets visibles, et prend quelques clichés, ... juste pour immortaliser cette tranche de vie, ce fugace instant de joie simple et partagée.
Une collation avalée, nous redescendons rapidement pour rallier notre aire de bivouac ;
La journée sera longue, et nous n’avons pas de temps à perdre,
Fatalitas !
P1016318.JPG
Vidéo panoramique depuis le sommet  ...
(vidéo mise en partage sur DM, par un
membre du CAF de Pau)


                                                                                 ...  Monte perdido 360°
 

 

Retour
Par le même chemin,
... ou de cette manière,
plus radicale

 En cours de  descente, nous croiserons une foule importante, provenant principalement du refuge de Goritz, situé à proximité.
Cette chaîne humaine  déambule vers le sommet, telle un interminable serpent.
Des « OLA » par ci, « Bonjour » par là, distribués urbi et orbi, et avec mansuétude, aux pauvres randonneurs ramant dans la rocaille, et dont je fus, voici peu de temps.
« Bande de fainéants, poussez vous donc un peu, je descends ! », ...  pensais-je, en aparté.


Goritz
Le refuge

À la mi-journée, nous atteindrons notre campement, et après un copieux déjeuner, remplirons nos sacs, et nos gourdes, pour redescendre vers la vallée, sous un ciel désormais, très nuageux.
La montée vers la Brèche de Tuquerouye, nous demande peu de temps, nous permettant d’accéder au refuge.


Cette honorable bâtisse, récemment restaurée (1999), et placée sous la protection mariale, peut inciter à certains errements, surtout quand les cieux s’annoncent aussi peu cléments.
En effet, sous le regard indulgent de Marie, même pour le mécréant, que je suis,
un incessant ballet de randonneurs, « transite », probablement par tous temps, par ce point de passage.
Parmi eux, certains malheureux, à la mine déconfite,
âmes en peine, ... tourmentées par leurs entrailles,
n’hésiteront pas à se soulager, à se recueillir,
pourrait t-on dire, et sans la moindre retenue,
dans cette honorable bâtisse.


À notre tour, nous glisserons, l’odorat offusqué et réprobateur, le long de cette noble demeure, pour plonger dans la fraîcheur réparatrice du Couloir de Tuquerouye, chargés comme des baudets.
TUDIEU !, que la condition humaine est parfois pitoyable,
parfois portée au dénigrement de son prochain, et ne reculant devant aucune bassesse,
comme à la souillure de lieux aussi fabuleux.


La descente du couloir, plus que sa montée, demande toute notre attention, l’humidité est perceptible, ... et le sol parfois glissant.
Le retour vers la vallée et le lac des gloriettes, est long. Nous subirons un orage, ... et une douche copieuse.
Les paroles d’une chanson de Claude Nougaro, me viennent à l’esprit, trempé, lui aussi, - pas Claude, mon esprit -, telle une lancinante mélopée.
« ... la pluie ... fait des claquettes, sur le trottoir, ... ».

Equipés de notre quincaillerie, le piolet malencontreusement orienté vers les cieux pas si complices que celà, nous sommes un peu tendus, et pressons le pas.

J’essaie de me rassurer, dans ce ruissellement continu, qui désormais m’habille. Après tout, je ne suis pas le point culminant du secteur, loin s’en faut.
Malgré la fraîcheur ambiante, et même ruisselante, et la fatigue accumulée, la bonne humeur reste de mise.

L’approche du lac des Gloriettes, et le nombre de flaques dans lesquelles je patauge pitoyablement, me permet de purger mon esprit,  désormais complètement imbibé -,
des paroles d’une autre chanson, tout autant prophétiques que la première, écrite par Serge Gaimsbourg, et interprétée par Jane, - pas la délicate compagne de l’homme singe, mais celle qui a appris à parler français avec une patate chaude dans la bouche -. Vous avez, bien sur, reconnue Jane Birkin, ... et blabla et blabla ...
«La gadoue ».
J’ai une sainte horreur des phrases sans fin, ... c’est indécent et ça pète les bronches.

Et c’est trempés jusqu’aux os, que nous rejoindrons nos véhicules.
Ce beau week-end s’achèvera, selon les us et coutumes des randonneurs.

A Gèdre, la pluie tombe sans discontinuer, en cordes serrées, mais nous sommes à l’abri dans un confortable estaminet, où le tavernier s’emploie à imbiber nos gosiers avec une rare vélocité.

Chacun se plongera, avec délice et sans vergogne, qui, dans les profondeurs de son chocolat chaud, qui, dans celles, non moins agréables et brumeuses, de son verre de bière (*), la tête remplie d’images merveilleuses.
* Recommandée par la faculté


Même secteur avec un peu de neige.
... et par un autre itinéraire
 



Epilogue
Le cylindre du Marboré
Au cours de l'été 2010, je reviendrais dans ces lieux d'excellence.
Partis du Col des tentes, nous ferons un long aller/retour, sur une journée,
pour rallier le cylindre du Marboré, un sommet voisin du Perdido.


Ce jour-là, la brèche de Roland était  toujours aussi fréquentée.
Retour sur zone

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Tour d'horizons ...
Cirque de Gavarnie et
Parc National d'Ordesa 
en hélicoptère  ...
                                                                                                      La vidéo

                                                                                         Cylindre du Marboré


Infos utiles

Accès
Emprunter l’autoroute A 64 et prendre la sortie 12 Tarbes-Ouest. Suivre ensuite la direction de Lourdes, Argelès-Gazost, Luz-Saint-sauveur, Gèdre, Héas.
Le départ de la randonnée se situe au parking du barrage du lac des Gloriettes, dont il faudra traverser le barrage.

Cartes
Carte IGN au 1 : 25000 de Gavarnie, TOP 25  n° 1748 OT

Carte interactive 
Géoportail
Pour une version en 3D de Géoportail
... Télécharger
Terra explorer

Louis Ramond de Carbonnières 
La bio



A lire attentivement ...
Les itinéraires que je décris sur ce blog découlent d’observations et perceptions qui me sont personnelles.
Ces informations généreusement partagées, ne dispensent pas le lecteur des compétences requises (cartographique, météo …) l'autorisant à progresser sous sa seule responsabilité dans un univers potentiellement périlleux. J’encourage vivement le lecteur à se plonger également, dans la lecture des cartes & topos-guides. Elles et Ils sont rédigé(e)s par des professionnels de la randonnée ou de la cartographie. La maîtrise de ces précieux outils est donc incontournable à  la préparation sérieuse d’une sortie en milieu naturel.
Les rédacteurs des Topos & itinéraires publiés sur ce blog ne peuvent en aucun cas être tenus pour personnellement responsables,  d’inexactitudes, omissions ou erreurs dans leurs descriptifs.
Ils déclinent toute responsabilité en cas d’accident survenus lors de sorties suggérés sur ce blog.

Crédit
Textes, photos
Bernard Langlade

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